Changer de page
  




Mardi 25 avril 2023. Journée dans le Vercors organisée par la famille GRANGE. Visite de la grotte de Choranche et balade en bateau sur la Bourne et l'Isère.

DE L’EAU A LA PIERRE: La météo semblait incertaine mais il en fallait plus pour inquiéter les vaillants amateurs de ballades du PLCQ. A 7h15, tout le monde est là équipé de pied en cap pour toute éventualité et le bus quitte Unieux pour les contreforts du Vercors, les grottes de Choranche et St Nazaire en Royans. Voyage agréable loin des bouchons de l’autoroute et des pollutions urbaines via le Pilat et les alentours de Valence jusqu’à l’Isère. Les montagnes ont soudain pris de l’altitude et c’est par une route sinueuse aux points de vue magnifiques sur les vallées et les roches que nous sommes arrivés à la grotte de Choranche. Nous sommes accueillis et accompagnés par un jeune guide enthousiaste et compétent qui nous parle à l’oreille grâce à un système d’audio guide très pratique qui permet à chacun d’entendre parfaitement les commentaires. La grotte est magnifique avec des bassins d’eau turquoise surplombés de stalactites très fines semblables à des lustres de cristal sculpté. Ce sont des « stalactites fistuleuses » caractéristiques de cette grotte et très fragiles, exsudant de leur pointe une goutte d’eau prête à se pétrifier. L’éclairage est particulièrement spectaculaire, faisant ressortir des personnages étranges. Les grottes sont aussi le lieu de vie d’étranges animaux , semblables à des lézards aveugles, dont l’activité principale est de dormir et capables de manger une seule fois par mois: « les protées ». La visite connaît son point d’orgue dans la cathédrale où se joue un impressionnant son et lumières. Très beau moment et grotte à découvrir absolument. Après l’exploration et la magie, retour à des plaisirs plus terre à terre, un bon repas au restaurant de la grotte avec un point de vue magnifique sur les montagnes et une petite cascade. Un déjeuner copieux et savoureux qui a mis en valeur les produits locaux comme la clairette de Die, la truite et les ravioles, sans oublier la délicieuse pogne à la fleur d’oranger. Nous voici bien lestés pour aller rejoindre le bateau à roue qui nous attend à St Nazaire en Royans. Et ô joie, le soleil est sorti de ses voiles cotonneux et c’est dans une lumière et une chaleur estivales que nous embarquons pour 1H 30 de croisière commentée. Nous démarrons sur la Bourne pour rejoindre l’Isère où nous croisons de nombreux oiseaux en pleine activité printanière, hérons, grandes aigrettes, cormorans, cygnes, rapaces, canards semblent s’être donné le mot pour nous accueillir… Même Compère Renard a montré un museau timide avant de se réfugier prestement dans un abri, nous dévoilant le magnifique panache roux de sa queue!!! En remontant l’Isère on remonte aussi un peu l’histoire, aqueduc construit sous napoléon III, qui sert encore à l’irrigation des plaines de Valence; restes d’une vaste usine textile, cousine de nos usines couvents, vestige d’une époque industrielle révolue, châteaux, fontaine pétrifiante à laquelle un musée est consacré. Et de très beaux effets géologiques qui colorent vivement les rives . Une balade très agréable qui a des parfums de vacances. Après cette bonne bouffée d’air, retour sans encombre toujours par les routes buissonnières. Une vraie journée de détente et de douceur qui fait du bien. Texte de notre amie Françoise COURBON. Photos de nombreux marcheurs, merci à eux et à notre ami Gérard G.

Voir la galerie






14 Octobre 2022 - Le Puy en Velay

Le Puy nous a donné la mesure de sa profondeur au cours de notre visite, intense, ce vendredi 14 octobre. Profondeur historique j’entends pour un sanctuaire martial de premier plan drainant des foules de pèlerins et où se sont agenouillés tant de rois. Lourdes lui a ravi plus tard le primat de la dévotion à Marie. Le Puy n’a pas pour autant touché le fond et saisi la résurgence d’une dévotion dédiée cette fois à saint Jacques… de Compostelle. On n’y va pas par quatre chemins dans la configuration moderne du pèlerinage, le Puy s’étant érigé comme le plus iconique point de départ. Des ruelles charmantes, bordées de façades cossues du XVIe siècle, à la cathédrale romane d’inspiration mauresque, insiste le guide David, il nous fallut monter la rue rectiligne et la cascade d’escaliers accédant à une façade de grande hauteur à tordre le cou. Les 24 que nous étions connaissions tous le site, familier de notre région, mais tellement enrichi cette fois-ci d’une avalanche de détails et anecdotes. Retour à la case départ pour déjeuner et nous voici derechef à gravir les degrés tout aussi nombreux que le matin (il n’y en avait pas deux fois plus car nous avions été sobres) pour atteindre l’Hôtel-Dieu. Trois espaces d’immersion dans un son et lumière très spectaculaire ont précédé la visite de l’établissement, muséal désormais, jusqu’à la pharmacie, remarquable. On a respiré des simples mais rien ne nous est arrivé. Elodie, notre guide, n’avait pas l’air d’en être trop affectée encore. Nous voici au pied du mur… de la forteresse de Polignac. On monte encore mais quel bonheur, tandis que le soleil déclinant nous souriait enfin, d’arriver sur ce plateau couvert d’une verte prairie. Une paix royale, plutôt seigneuriale, ducale, voire princière, nous a accueillis avec Solène, notre guide, qui nous a admis dans cette cour. De bas en haut, on découvre un puits de 83,5 m de profondeur et un puissant donjon carré, du XVe siècle, résidence seigneuriale, et accessoirement édifié en grande hauteur pour faire de l’ombre, dans leur horizon, aux évêques du Puy qui n’avaient pas de clocher aussi élevé. La nuit nous a surpris en retournant dans l’Ondaine, c’est pourquoi je n’ai plus assez de chandelle pour en dire davantage. Merci sincèrement à Josette pour cette belle itinérance.

Voir la galerie


Changer de page