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17 septembre 2020 - Les Setoux

Les Setoux, ça existe ! En retrait de la commune de Riotord dont il fait partie, ce territoire conserve discrètement, au bout du monde, son statut autonomiste de « Section de commune ». En termes de droit, cela veut dire que les habitants du lieu jouissent en indivision, « à titre permanent et exclusif, des biens » que l’on dirait ailleurs communaux. Un héritage de l’Ancien Régime quand la propriété pouvait revenir, à l’usage et collectivement, à ceux qui s’en servaient. Nous treize, sur ladite Petite Randonnée, on a, à notre tour, joui généreusement de ces biens : une forêt de résineux, bienveillante de son couvert des chemins forestiers, prévenant du soleil qui ne perdait pas son temps, chaud. Nous, on l’a perdu sans regret en flânant nonchalamment, pour admirer tel généreux bolet, surpris par Monique, notre guide, qui avait l’œil à tout. A cet endroit, sous nos pieds, parmi les pierres du chemin rocailleux que nous descendions avec peine, sourdait, contre toute attente, un filet d’eau. La source nous a accompagnés un moment et regagné son lit. Un ruisseau qui nous conduisait au site de l’ancienne abbaye cistercienne de Clavas. Là, cette fois, nous avons bien cru être au bout du monde, hors du monde en tous cas. Dans ses murs, un sentiment de paix profonde nous a tous ensemble saisis. La sérénité du lieu nous a laissés cois, comme moi tout de suite qui cède la plume à Luc pour raconter, à son tour, la petite histoire de la Grande Randonnée.

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10 septembre 2019 : ABOEN

"C'est la rentrée des classes. Munis de leur sac à dos et de leur masque, les marcheurs du PLCQ ont repris le chemin ....des randonnées. Tout d'abord un mot d'accueil pour les nouveaux(Pas Etiennette et Alain) mais ceux qui ont pris leur licence pour la première fois au club. Bienvenu(es) à Chantal Christine et Christine ,Joëlle ,Martine ,Yvette et Bernard qui vont découvrir la section marche et ses sympathiques membres. Trente-sept personnes étaient au rendez- vous pour une seule marche à Aboen( non pas à Boen) de 10 km 6 sous une température estivale (27 degré) et conduite d'une main de maître par Danielle B. Certains d'entre nous n'avaient pas marché depuis le confinement et les dernières côtes sous la chaleur ont paru un peu difficiles. Mais la bise du plateau (pas celle interdite depuis 6 mois mais le petit vent bienfaiteur) a permis de franchir les obstacles sans problèmes. Nous avons découvert les hameaux de Saléard et Ecoleze et fait l'animation de plusieurs troupeaux de vaches qui n'avaient pas vu passer de trains depuis longtemps. Au retour notons que la buvette de l'amicale-en respectant les gestes barrières -a permis d'étancher notre soif ....de boissons rafraîchissantes mais aussi de se retrouver après plusieurs mois d'interruption (31 participants) .....Suite des aventures la semaine prochaine avec deux marchés dans les environs du Tracol. Merci et félicitation à Luc qui a remplacé à pied levé notre journaliste attitré en RTT . Ne nettoyez pas vos lunettes, Danièle Berger notre photographe a rencontré un petit problème avec son IPhone qui a pris un peu l’eau, je ne pouvais cependant pas laissé cette première marche sans photo, merci à Danièle (pour info l’appareil va beaucoup mieux, vous pourrez vous en rendre compte dès jeudi prochain)

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3 septembre 2020 – Le Chambon-Feugerolles (Cotatay)

Tout d’abord, la recette du jour : le ris de veau. Même de bon matin et le ventre creux, il aura été question encore de saucissons, voire de confitures. C’est toujours la saison des confitures, sauf pour les mûres qui ne méritent pas encore toutes leur nom, là où nous étions. Au fait, je ne l’ai pas dit, nous marchions ! On peut faire plusieurs choses à la fois, n’est-ce pas ? Surtout les filles, parait-il. Quand elles n’en oublient pas le lait sur le feu… Maryse et Serge nous avaient conviés à un classique, que je découvrais, mais toujours renouvelé pour tous, car la lumière n’est jamais la même. Ce matin-là, elle nous a souri entre les feuilles, en montant une route rude (notez l’allitération). En marchant sur l’aqueduc du Lignon qui désaltère Saint-Etienne, nous avons retrouvé l’appétit de gravir encore un peu et assez pour nous rendre compte que nous avions fait un bond incroyable au-dessus de la vallée du Cotatay. Sans doute la prière que nous avons faite, en passant devant la grotte éponyme nous avait-elle donné des ailes. Qui sait ? On ne l’a pas volée, la descente sur la vallée de l’Ondaine, découverte depuis une table d’orientation qu’a dénichée Maryse dans les buissons. Beau panorama, au-delà de la vallée jusqu’aux sommets des Monts du Forez, voilés de brume ce jour-là. En revanche, on discernait nettement les établissements industriels de La Ricamarie et en particulier l’un d’eux désigné avec assurance : celui d’un réputé marchand de vin, Rouchon-Souchon pour les intimes. En descendant des chênes aux prairies où les vaches nous regardaient passer comme un train improbable, on est allé déjeuner sur l’herbe, et ce faisant entonnions un couplet connu pour fêter, ce jour précis mais à distance, les 80 ans de Pierrot. Bon anniversaire Pierrot !

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27 août 2020 – Le Bessat (Le Tremplin)

Avec un art consommé, Gérard Dauphin a presque su nous convaincre que le Pilat était plat. Un tour de passe-passe réalisé avec doigté au Bessat, la pièce maîtresse de son jeu de cartes. Certes, ainsi qu’il faut le faire pour accéder au faîte d’un tremplin, les vingt marcheurs ont bien sûr dû d’abord gravir et se hisser en haut de la piste d’élan, au lieu-dit La Madone ou La Pyramide. L’une sur l’autre forment ce monument qui coiffe le village. C’était bien sûr jusque-là un départ fictif, pour l’échauffement. De là se prenait le vrai - parmi les hirondelles indifférentes frôlant la bruyère autour de nous - vers des boulevards forestiers parcourus de vététistes. On a cru vraiment alors que Pilat rimait avec plat. Mais nous voici précipités sur une piste ravinée jusqu’à un ruisseau bruissant où nous avons atterri, près du Pont Souvignet. Il y coule le Furan dont nous avons remonté la pente, sans élan malgré tout, mais vigoureusement pour en rejoindre nonchalamment la source, au lieu-dit Le Tremplin, le bien nommé ! De sa « table d’envol » sautaient des bouchons de champagne pour célébrer la venue au monde de Paul. L’heureux grand-père, Maurice Fanget, prompt à partager sa joie, nous gratifiait même d’une cérémonie, étrange pour les promeneurs passant sur le chemin, mais que n’aurait pas renié D. Trump. Il s’agissait de pulvériser une solution, en l’occurrence verveino-alcoolique, au fond de la gorge de chacun. On aurait bien embrassé Maurice, virtuellement bien sûr malgré le remède absorbé. Certains ont osé le faire physiquement, mais par procuration, en étreignant des arbres… Ces derniers en ont été troublés ont pensé quelques-uns d’entre nous, pas moins que les passants curieux… Description technique : 13 km, D +322 m, calories brûlées : 621 Kcal.

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20 août 2020 – Saint-Bonnet-le-Château

Sous le rayonnement doré de la collégiale de Saint-Bonnet-le-Château, nous renvoyant les rayons du soleil naissant au-dessus du plan d’eau, nous étions quatorze à prendre le chemin du bois de Montorsier, un promontoire dodu, suivi d’un second, que j’ai cru reconnaître sous l’appellation de « Bois des Amoureux », connu de tous les Cacamerlots et Cacamerlottes. Si ce n’était pas lui, tant pis. Nous n’avions pas à ce stade encore embrassé des arbres comme nous le suggérera plus tard Gérard qui avait suivi à la télé les ébats de Michel Cymes et Adriana Karembeu. Ces petits monts boisés étaient aimés pour leur bienveillance sylvestre qu’un vent généreux venait rendre désirables. Sur un chemin pavé - quoi qu’inégalement- de bonnes intentions, nous sommes descendus jusqu’à la rivière Villeneuve et son hameau éponyme, où la fraîcheur, hors de temps, nous a fait perdre la tête. On n’était pas prévenus. Même les prés étaient verts - sans rire - dans ce vallon, aux relents - à l’heure qu’il est, ténus - des fragrances de mousse et fougères pilées et ruisselantes, que j’avais connu jadis dans ce fond de vallée. A tel point que, chavirés sans le savoir, nous avons perdu l’orientation. En remontant vers le Chaumas, Danielle, notre gui-de, a consulté un druide pour conjurer le sort. Il en fallut deux, un duo de Gérard, affuté comme une serpe, pour retrouver le Nord. C’est par le sud, le meilleur côté, je vous le promets, par temps de bise, que nous avons embrassé, via La Tourette, Saint-Bonnet-le Château. Et sans rire encore, un saule pleureur nous a offert son ombre, dont on s’est repus, jusqu’à la rupture, celle qui nous aurait emmenés encore vers un autre monde. C’est, parait-il, une tentation que l’on consent irrésistiblement à la sieste. Heureusement, on est revenus à nous. Après prise de pouls, voici le diagnostic du Dr Gérard : 11 km, D + 312 m, durée 3 h 20, calories brûlées : 489 Kcal.

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